Il est fréquent, au cours d’une promenade dans Paris, de rencontrer des touristes japonais aux abords de boutiques de luxe, ou, appareil photo à la main, vous demandant de les prendre en photo devant un monument. Toutefois, certains décident de s’installer définitivement en France. Tchikako Urushibara fait partie de ceux-là.
Jeune femme ayant grandi à Tokyo, Tchikako Urushibara a toujours été intéressée par la langue et la culture française. En parallèle à ses études des Beaux Arts dans une université de la capitale japonaise, elle apprenait le Français. « Mon enseignante était Française mais durant ses cours, elle parlait plus en Japonais qu’en Français, déplore-t-elle, elle était installée au Japon depuis longtemps et son mari était Japonais donc elle parlait le Japonais aussi bien que nous. » Il y a quatre ans, elle décide de venir s’installer en région parisienne pour faire les Beaux Arts et perfectionner son Français. Ne parlant pas couramment la langue à son arrivée, elle va pourtant très vite apprendre. Aujourd’hui, elle parle un Français quasiment parfait naturellement teinté de son accent japonais. D’une politesse et d’une discrétion typiquement japonaise, elle s’excuse platement à la moindre erreur de langage commise. Toujours très intéressée par la France même après quatre ans passés dans l’Hexagone, elle voyage régulièrement aux quatre coins du pays afin d’en apprendre plus sur sa terre d’accueil. « Le seul problème est qu’en France, je mange trop » ajoute-t-elle d’un air amusé.
Une intégration aisée pour les Asiatiques.
L’attirance et l’intérêt des Français pour tout ce qui vient de l’Asie en général et du Japon en particulier n’est plus à prouver. La popularité des mangas et des jeux vidéo ainsi que le nombre de restaurants japonais ou même la passion avouée du Président de la République Jacques Chirac pour l’Archipel nippon, n’en sont que des exemples. La jeune femme s’en amuse : « la plupart des Français ne savent même pas que la grande majorité des restaurants japonais de France sont tenus par des Chinois. Ils ne savent également pas que les « kanji » (symboles utilisés dans l’écriture du Chinois et du Japonais) inscrits sur les vêtements ne veulent parfois rien dire. » Elle apprécie toutefois visiblement cet attrait des Français pour sa culture, attrait qu’elle a été surprise de découvrir lorsqu’elle est arrivée en France pour la première fois. C’est pour cette raison qu’elle donne des cours, particuliers ou en groupe, de Japonais à Maisons Laffitte dans les Yvelines. Plus sérieusement, elle avoue ne pas avoir eu de problèmes d’intégration depuis son arrivée en France. Elle ne sait pourtant pas si cela est dû à sa nationalité. Et lorsqu’il est question des émeutes du mois dernier, mademoiselle Urushibara n’éprouve pas de sympathie particulière pour les émeutiers et avoue avoir eu les mêmes craintes que n’importe quel citoyen français.
Article rédigé le 5 décembre 2005.
vendredi, décembre 30, 2005
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