Outre les multinationales et les entreprises de service public, il existe en France de nombreuses Petites ou Moyennes Entreprises. A mi-chemin entre les grands patrons et les ouvriers, leurs patrons n’intéressent pas les médias. Comment vivent aujourd’hui ces entreprises ? Réponse trouvée chez une des intéressées.
Une survie difficile.
Située en banlieue parisienne (dans le Val d’Oise), la petite entreprise spécialisée dans la climatisation de Monsieur M. ne connaît actuellement pas de grandes difficultés. Toutefois, l’ombre des diverses taxes, impôts et autres charges sociales à payer régulièrement plane constamment au dessus des petits locaux. Il s’agit d’ailleurs d’un des premiers sujets à propos desquels Monsieur M. souhaitait s’exprimer : « il est très difficile pour une petite entreprise comme la notre de s’agrandir […] avec toutes les charges sociales que l’on paye on ne peut ni investir, ni embaucher… ». Il avoue qu’il a à plusieurs reprises pensé à s’installer à l’étranger pour ne pas avoir à reverser tant d’argent à l’Etat : « mais je ne parle pas anglais donc c’est difficilement réalisable ». Il n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai, sa première entreprise ayant fait le coup d’une liquidation judiciaire alors que lui-même a été interdit de travail : «un gros client ne me paye pas, les dettes s’entassent, les comptes en banque et la maison sont saisis puis vous êtes condamnés à ne plus pouvoir travailler… On ne vous aide pas vraiment à vous relever, on vous enfonce plutôt la tête dans le sol ».
Une main d’œuvre difficile à gérer.
Des faits d’actualité semblaient rendre perplexe Monsieur M. Après quelques instants d’hésitation, il commence : « nous avions besoin de personnel et nous avons décidé d’embaucher une personne en difficulté. Pendant son contrat, qui aurait du aboutir à une embauche définitive, il a obtenu un arrêt de travail de complaisance d’un mois pour une coupure qui n’a même pas nécessité de point de suture ! Quand on voit qu’un jeune homme, blessé au visage par un célèbre acteur n’a obtenu que deux semaines d’arrêt de travail alors que sa blessure a requis 32 points de suture, on a tendance à penser qu’il y a un problème quelque part. » La secrétaire, Madame L., ajoute alors que ce n’est pas le seul problème. Elle pense que tous les avantages sociaux n’incitent pas leurs bénéficiaires non qualifiés à travailler : « pourquoi travailler quand on peut être payé à ne rien faire ? » Monsieur A, qui travaille dans l’entreprise depuis 13 ans explique quant à lui que la plupart des jeunes venant travailler ne sont pas motivés et attendent que le temps passe : « quand ils ne se font pas arrêter sur les chantiers par la police… »
Article rédigé le 24 novembre 2005.
vendredi, décembre 30, 2005
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